le sexisme ordinaire

 Je rentre de l'apéro avec mon frère, on sort de chez Lulu, en longeant notre rue, on croise deux commerçants, ceux qui trainent souvent en after work alors qu'il n'ont jamais eu l'âge de connaitre le concept anglais. Ils interpellent tout de suite mon frère, "tiens mercredi on fait un repas de  commerçant, on va manger au restaurant.. tout de suite, mon cerveau et mon estomac s'emballe, "on fait un repas commerçant" "de fin de saison" il ne quitte pas mon frère des yeux, je comprends, qu'il ne me regardera pas, qu'il ne m'invitera pas. Alors quant il eu finit, je demande, c'est une soirée commerçant, pas commerçante? hey il souris négativement, 

je tourne les talons offusquée, vexée tiens que ces deux rigolos, avec qui j'ai toujours eu envie de rigoler ne me vois que comme une femme, il y en a un des deux qui réclament son bisou ou plutôt  sa bise -et c'est déjà beaucoup- dès qu'il en a l'occasion. Mes nerfs s'agrippent, et bien moi j'en ai bien marre de jouer à la potiche, tiens, de faire la bise parce que l'autre en bave d'avance et ensuite de pas être inviter aux trucs rigolos. 

On parle du droit des femmes voilés, mais c'est quoi ce Bins, ce sentiment de pas devoir sortir de sa condition, de rester à sa place de femme, de juste faire la bise comme on lui a apprit, de saluer poliment et de ne pas faire de vague au delà. 

Mais c'est quoi ce bins, qu'on ne s'étonne pas que certaines femmes veulent s'élever au rang d'homme en changeant de sexe, pas que toutes les causes viennent du machisme mais quand même quoi c'est ma rue et je suis pas inviter à la soirée des commerçanTs. 

je tacherai de vous serrer la main désormais, surtout pas plus car ça serait me considérer comme moins. 

 J'ai envie d'écrire pour me souvenir, pour ne pas vous oublier, pour ne pas m'oublier. Je rêve de mettre tout à plat et d'avoir l'esprit libre. Ne me rappeler que des voix. Si les technologies pouvaient nous permettre d'enregistrer comme un film nos souvenirs même les plus enfouit, si l'on pouvait revivre à travers un visionnage nos vies comme une cassette de caméscope qui aurait filmé toute ta vie avec ton regard. 

Je fantasme parfois sur l'au-delà, et si c'était ça ou on pouvait finir dans un éternel tourbillon de notre vécu. Qu'il n'est pas existé pour rien pour tomber dans l'oublie. Les arrières arrières arrières grand parents qui existent sur les anciennes photos en noir et blanc, sont connu pour personne.